Vélo-cargo : le choix gagnant des mobilités professionnelles

3e Congrès des Boîtes à Vélo - France | Hippodrome de Parilly à Bron (Lyon), les 31/05 et 1er/06/2024

A qui s’est adressé cet événement ?

À toute personne ayant un intérêt commun pour le vélo, l’entrepreneuriat et les enjeux climatiques, à savoir :​

  • Les « cycloentrepreneur.es » adhérent.es du réseau Les Boîtes à Vélo – France et non adhérent.es 
  • Les entreprises utilisant des véhicules « thermiques », qui envisagent de changer leur mobilité​
  • Les fabricants de vélos utilitaires
  • Les élu.es des collectivités territoriales et partenaires institutionnels
  • Le grand public, des amateurs de vélo, clients potentiels de vélo-cargo, habitants de la Métropole de Lyon s et alentours qui pourraient devenir de futurs ambassadeurs de la cyclomobilité professionnelle en Auvergne Rhône Alpes

Programme

🎤 Des moments d’échanges et de partages d’expériences
🎯 Des sujets ciblés et variés
✨ Des ateliers et tables-rondes
🎈 Des moments plus festifs
🌮 Des vélos-resto sur place
🚲 La possibilité de faire un tour de piste à vélo-cargo
🏁 Une convergence à vélo-cargo depuis l’Hôtel de ville de Lyon
👇 Un village d’exposants bien garni


Vendredi 31 mai

Plénière d’ouverture

  • Discours d’accueil de Thierry Du Crest (Ministère de la transition écologique), Maeva Tholance (Cheffe du service Transports et Mobilité- ADEME), Emeline Baume (1ère Vice-présidente de la Métropole de Lyon), Nathalie Bramet-Reynaud (Adjointe déléguée au Commerce et à l’Artisanat de la ville de Bron) et Yolaine Urvoy (Directrice- Les Boîtes à Vélo-France)
  • Visionnage du discours enregistré de Marie-Astrid Leray (Co-présidente des Boîtes à Vélo-France) et présentation de l’association et de son Conseil d’Administration par Caroline Faucon (Co-présidente des Boîtes à Vélo-France)
  • Animée par Mélanie Dugué (Chargée de mission Ile de France- Les Boîtes à Vélo-France)

Conférence | Le vélo cargo, une réponse concrète au défi de la transition écologique : ZFE, politiques publiques et professionnel.le.s mobiles

La conférence était animée par Florence Gall (APIC) en présence de Guillaume Gouffier-Valente (député), Mathieu Eymin (VELAB), Caroline Faucon (Baguette à Bicyclette), Delphine Dépraz (Grenoble-Alpes Métropole) et Jean Bergue (Célestin Nettoyage)

Cet échange a été introduit en mettant en avant la place qu’occupe aujourd’hui le vélo-cargo en France et notamment la diversification des formes et des modèles, permettant de répondre à des besoins variés. C’est le cas de Jean Bergue, gérant de l’entreprise Célestin Nettoyage, qui a converti sa flotte de 25 voitures à 13 voitures (objectif final : plus que 5 voitures). Il a eu l’occasion de revenir sur l’importance de accompagnement au changement. Côté collectivités, Delphine Dépraz est revenue sur la nouvelle feuille de route de la métropole Grenobloise qui a permis de soutenir le déploiement de la cyclologistique en actionnant plusieurs leviers dont la mise en œuvre d’un environnement accueillant (450km d’itinéraires cyclables, limitation du trafic automobile). Nos intervenants ont toutes et tous relevé que le vélo cargo est riche d’opportunités et d’externalités positives : pour faire face aux enjeux actuels, le vélo est un outil de transition efficace en centre urbain et plus largement.

Cependant, pour atteindre l’objectif de 40% de port de charge en centre urbain à vélo, toutes et tous ont insisté sur l’importance de repenser le cadre autour des professionnels mobiles. Guillaume Gouffier Valente était pour une législation favorable, des aides à l’acquisition et une politique incitative et coercitive comme outil de transition. Pour Jean Bergue, un dispositif de primes financières devrait être mis en place pour inciter les salariés à passer aux vélos. Le vélo cargo permet une augmentation de 30 à 40% de gains et permet de faire évoluer les travailleurs sans permis. Selon Mathieu Eymin, les nouveaux clients ne viennent pas pour des raisons écologiques et ne sont pas forcément sensibles au sujet de la transition mais ils finissent par aimer même s’ils ont été forcés au début. Le système vélo doit s’insérer dans une flotte existante et permettrait de recruter des jeunes.

Pour finir, Florence Gall a demandé aux intervenant.es les potentielles actions pour faire du vélo cargo une solution massive. Selon eux, il faut rrendre les centres-villes plus cyclables, mettre plus de contraintes aux grandes entreprises pour les accompagner vers la transition, mettre en avant le gain économique du vélo-cargo sur les médias et travailler sur la vision du salarié.


Table ronde| 2024 : Déployer la cyclologistique à grande échelle

La table-ronde était co-animée par Gaétan Piegay (Les Boîtes à Vélo – France/Fédération professionnelle de cyclologistique) et Margherita Alessandrini (Les Boîtes à Vélo-France/Cyclo-cargologie) en présence de Romain Barbé (FUB/Colis Activ), Xavier-Yves Valère (Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires), Adrien Giraudineau (Les Boîtes à Vélo-France), Mehdi Sakatni (Les Boîtes à Vélo-France), Marie Pouponneau (ADEME), Paul Roudaut (Cargonautes) et Jérôme Douy (TLF).

Dans un premier temps, Marie Pouponneau nous explique qu’ils ont analysé et comparé le cycle de vie de la fabrication jusqu’à l’usage, l’extraction et la gestion de la fin de vie du vélo cargo, du véhicule utilitaire léger classique, électrique et thermique. Le vélo cargo est le plus intéressant et c’est l’une des raisons pour laquelle il est important pour l’ADEME de nous aider pour quantifier les projets dans l’objectif de rendre accessible les argumentaires pour convaincre les décideurs, les territoires et les donneurs d’ordre.

Dans un second temps Xavier-Yves Valère nous indique les défis auxquels la cyclologistique fait face. En effet, le principal budget de la logistique est le routier et cela coute très cher de le décarboner. De plus, la cyclologistique est un segment assez faible qui varie beaucoup en fonction de l’offre et de la demande. Notre objectif est d’augmenter ce marché et de le sécuriser économiquement.

Quels sont les freins à la cyclologistique ? Tout d’abord le vélo cargo est plus limité en termes de capacité, d’autonomie et de distance. Il y a un surcoût réel au démarrage mais qui est souvent surestimé et mal estimé. De plus, la conjoncture économique, le secteur concurrentiel assez fort ainsi que la réglementation n’avantage pas la cyclologistique. Selon Jérôme Douy, la réglementation ne doit pas être trop intrusive et doit être stable. Il faut aussi mettre à l’échelle nos organismes de formations classiques de logistique pour toucher les grands groupes. Le programme Cyclocargologie va y répondre.

Quels sont les leviers ? Selon Romain Barbé, il en existe plusieurs : pour les donneurs d’ordre c’est une possibilité d’améliorer leur capacité logistique en internalisant la traction ou en mettant en place du cotransport entre donneurs d’ordre. De plus, la cyclologistique permet une continuité de service. Il faut modifier l’imaginaire autour du vélo cargo car il y a une méconnaissance et un apriori concernant ses capacités. Pour les inciter, il faut changer les indicateurs « logistique verte » et avoir des réglementations anticipées, connues à l’avance et respectés pour qu’ils puissent investir en conséquence.

Paul Roudaut, Président de la Fédération de la cyclologistique, nous a indiqué son souhait d’être un choix plus large et systématique pour avoir des économies d’échelle et devenir une évidence via des aides, des CEE et des décisions politiques. Pour se faire, un plaidoyer a été crée à la Fédération pour inciter à créer des cadres réglementaires clair et inciter les donneurs d’ordre.

Mehdi Sakatni nous a ensuite présenté l’étude réalisé sur la formation. Il a d’abord cherché à savoir qui forme à la cyclologistique en France aujourd’hui. Ce sont beaucoup d’acteurs autour de l’écosystème de la cyclologistique et du vélo tels que les cyclologisticiens (principalement en interne), des organismes de formation spécialisés en logistique urbaine ou logistique du dernier kilomètre, les fabricants de matériel, des entreprises d’insertion et des vélos-écoles. Cette offre est concentrée dans et autour des grandes agglomérations. Les formats sont très hétérogènes avec une majorité de formations en présentiel, des formats courts et axés sur les besoins des professionnels.le.s.

Il a ensuite essayé de comprendre les besoins des cyclologisticiens tels que de faire une place dans les formations aux spécificités du matériel roulant, plus d’apprentissage sur les gestes et postures du métier, expliquer les réglementations, prendre en compte les spécificités des territoires, donner une meilleure compréhension de la filière et des perspectives d’évolution entre les différents métiers mais aussi assurer une publicité suffisante pour faciliter l’accès à la formation dans le secteur.

Enfin, le troisième enjeu de l’étude était de déterminer les manières de renforcer et de développer l’offre de formation existante. Dans un premier temps il faut identifier les éléments clés constituant le cœur des compétences et les agencer dans des référentiels métiers. Ensuite, il faut faire reconnaitre ces référentiels par la branche professionnelle Transports Logistique et les inscrire dans les répertoires nationaux (RNCP) en passant par les étapes d’une certification de branche. Enfin, la dernière étape consisterait en la création de formations diplômantes permettant la reconnaissance des métiers.  

Il existe une obligation de structuration de la filière pour que chaque acteur trouve ses clients et son modèle. Il y a aussi un devoir de formation en interne et en externe pour crédibiliser la cyclologistique et changer d’échelle.

Les J.O 2024 seront une fenêtre médiatique et politique à exploiter car les prestataires utiliseront la cyclologistique pour la zone rouge.


Table ronde| Collaborating at the european level : the key to success

La table-ronde était animée par David Loftus (Les Boîtes à Vélo-France) en présence de Carmen Estevez (Bikelogic, Espagne), Renaud Sarrazin (Urbike, Belgique), Philippe Van de Casteele (BCLF – Belgian Cycle Logistics Federation).

[A venir]


Atelier : Conditions de travail des professionnel.le.s mobiles

L’atelier était animé par Laetitia Pfeffer (Les Boîtes à Vélo – France) et Hélène Roisille (Toutenvélo)

L’objectif de cet atelier était de réunir des professionnels à vélo afin qu’ils puissent échanger sur les conditions de travail propres à leur pratique des cyclomobilités professionnelles, tant en recensant leurs besoins prioritaires ainsi que les leviers d’action mobilisables pour les pallier. L’atelier a réuni 25 participants de divers secteurs d’activité (cyclologistique, services, artisanat du bâtiment, commerce, filière utilitaire) et s’est structuré autour de quatre thématiques principales :

  • Matériel et équipement
  • Relations-clients et interventions
  • Santé et risques
  • Gestion de l’activité et des équipes

Atelier des élus

L’atelier était animé par Gaétan Piegay (Les Boîtes à Vélo-France).

L’objectif de l’atelier était de trouver des solutions pour lever les freins et développer un environnement favorable aux vélos-cargos avec la mise en place d’outils de planification territoriaux, mettre en place une organisation de la chaine logistique, la mise en place d’outils règlementaires de police, transformer la culture des élus locaux, créer des lieux d’échanges entre les élus ainsi que l’identification des leviers pour échanger avec les acteurs immobiliers et gestionnaires d’actifs.


Samedi 1er juin

Pour cette 2e journée, nous ouvrons nos portes à tous les curieux ! Nous invitons en ce sens tous les participants à nous rejoindre dans une convergence à vélo qui ralliera l’Hippodrome depuis le centre de Lyon. Le programme du matin a l’ambition d’informer, d’incarner et d’inspirer. L’après-midi fera la part belle aux temps d’échanges par secteur d’activité avec des ateliers de travail et réflexion thématiques. Avant de clôturer ce 3e Congrès, nous vous proposons de concourir dans une course vélos-cargos (dont le format est en cours de création !). Et comme la veille, le village d’exposants et la piste d’essai de vélos-cargos seront ouverts toute la journée.

Village exposants

Configuration des espaces

Le village d’exposition s’est tenu dans 2 espaces attenants :
  • un espace intérieur en rez-de-chaussée de 1000m² avec
    • 1 zone réservée aux partenaires du Congrès
    • une vingtaine de stands de 6 à 16m²
    • 1 zone dédiée aux adhérents lyonnais (artisans, prestataires de services, etc.)
  • un espace extérieur équipé de barnums pour disposer les vélos à essayer avec accès à la piste d’essai extérieure sécurisée

L’ensemble se situait dans un écrin de verdure qui sera entièrement privatisé.


Exposants

Fabricants de vélos-cargos et remorques

Fournisseur de solutions utilitaires

 

Autres acteurs

 

Les Boîtes à Vélo – Lyon

Emmanuel Coudreau
(plomberie, électricité)
Ghislain Varin
(plomberie, électricité)

Vélos-restos, vélos-cafés et autres traiteurs

 

 

Partenaires

Les Boîtes à Vélo – France remercient chaleureusement ses partenaires pour leur soutien dans l’organisation et le financement de ce 3e Congrès :
   

         

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